top of page
Search

Pourquoi Vivre? Pourquoi mourir?

  • Mick-
  • Nov 9, 2019
  • 6 min read

«When my time comes Forget the wrong that I've done Help me leave behind some reasons to be missed And don't resent me And when you're feeling empty Keep me in your memory Leave out all the rest Leave out all the rest”

Linkin park – Leave Out all the Rest – Minute to midnight




Aujourd’hui, en cette belle mais tourmentée journée, j’ai une réflexion sur LA question la plus existentielle qui soit, à mon avis, car c’est elle qui engendre les autres questionnements : Pourquoi suis-je? Ou encore pourquoi vivre? On peut se le demander, à l’aire où même les vedettes millionnaires se suicident, même si, aux yeux de simples mortels comme nous, on croyait que la gloire et l’argent allait leur amener des vies beaucoup plus simples. À l’aire où il devient clair que les multinationales, les oligopoles, les banques et les politiciens magouillent dans le but de faire payer celui qui ne tente que de récupérer un peu de liberté avec des biens matériels, dans cette forme d’esclavagisme 2.0.

Mais pourquoi rester en vie? En essayant d’être un peu logique, je dirais que nous sommes en vie pour exister premièrement, et ensuite, pour trouver le bonheur, la joie, l’amour, et malheureusement tous les mauvais côté qui s’y attachent.


Exister


Avant tout autre besoin, toute autre quête et toutes autres idées, nous sommes en vie pour exister. La plus part des gens tiennent à la vie plus que tout. Bien que plusieurs croyances élaborent leur pensées envers l’après mort. J’aime mieux parler d’existence, car le mot rejoint autant l’existence en tant que mortel, que, si on y croit; l’existence de l’âme. D’un côté l’existence est tellement précieuse, les gens ont peur de la mort, peur de l’inconnu, mais aussi, ils veulent continuer à vivre pour ne pas disparaître, pour ne pas perdre leur proche, pour ne pas être oubliés, pour continuer d’expérimenter la vie, dans ses bons et mauvais côtés. Jusqu’à temps que l’être ou la personne soit complétement découragé et vidé de l’humain déshumanisé.


De l’autre côté pourtant, si bien précieuse qu'est l’existence, on ne la remarque aucunement à moins d’être confronté à sa perte imminente, et on ne remarque pas qu’elle est tout autour de soi : dans les gens, dans les animaux, dans la nature. J’en arrive alors à cette réflexion : si ce qui fait que nous sommes en vie; l’existence en soi est la chose la plus précieuse que l’on possède, et que l’on remarque que tout être humaine possède la même chose que nous, identique; l’essence de la vie; qu’il soit homme ou femme, que sa peau soit de n’importe quelle couleur, etc. Tout le monde est véritablement égal car tout le monde existe simplement… que la personne soit gentille ou méchante, heureuse ou non. Tout le monde, au plus profond de soi, a la même valeur… La nature également.


Le bonheur ou la joie?


Des fois, on ne réalise plus qu’on existe. On est tellement concentré sur la fameuse et perpétuelle quête du bonheur, qu’on se concentre sur des choses négatives. Les choses qui nous séparent du bonheur sont plus présentes que ce qui nous lie à lui. Puis, l’on tombe dans une déchéance ou plus rien ne nous satisfait. Le bonheur est si loin, que l’on oublie cette chose si précieuse qu’est l’existence en se disant, si je ne peux avoir ceci ou cela, je ne serai pas heureux. La quête du bonheur a des côtés si beaux, si on y croit, mais encore là, est-il vraiment possible d’atteindre un bonheur dans une quête, ou faut-il simplement réaliser que ce qui nous tient à distance du bonheur, c’est cette quête que l’on place entre nous et celui-ci?


Il faut bien faire la différence entre le bonheur et la joie, car les deux sont différents. Le bonheur est souvent ce but que l’on veut atteindre. L’ambition, qui est perçue comme une vertu par la majorité, est une qualité empoisonnée qui nous fait toujours vouloir aller plus loin. Le « Samadhi » est une discipline de méditation qui a pour idée qu’avancer est comme reculer, car aller dans n’importe quelle direction signifie ne pas être parfaitement bien dans le moment présent. C’est à réfléchir…


La joie, par contre, arrive directement dans le moment présent. Elle peut se manifester pour des raisons anodines, elle peut être éphémère, mais tout le monde sait qu’il faut profiter du moment présent quand elle se fait sentir, car c’est souvent ce sentiment qui imprime nos souvenirs et qui nous fait rappeler à quel point la vie vaut la peine d’être vécu. La joie transperce l’espace-temps, et même si elle n’est sentie que dans le moment présent, elle laisse une trace indélébile sur notre passé et notre futur.


Le piège, ici, est de ne pas confondre la joie et le bonheur. Une personne ambitieuse, par exemple, peut croire qu’il a atteint le bonheur en accomplissant un but, mais aussitôt, un autre but se forme et la joie ressentie commence à glisser entre ses doigts. Le bonheur devient donc un paradoxe en soi. On peut peut-être l’atteindre quand on lâche prise sur lui et qu’on profite de chaque beauté que la vie nous offre, la joie peut alors s’étendre et devenir bonheur. Il est comme un animal que l’on pourchasse pour se rendre compte qu’il ne faut que l’attendre pour qu’il vienne se nourrir dans notre main.


Il ne faut que comprendre que le passé fait mal et que le futur fait peur, mais que rien ne peut nous atteindre dans le moment présent.


Les gens qu’on aime.


Alors, poussons la réflexion plus loin : « Si la nature est belle et gentille, qu’est-ce qui peut continuer à nous détruire? Qu’est-ce qui peut nous pousser à ne plus aimer la vie? Si vous avez suivi mon dernier texte : À quelque part, tout le monde s’aime, j’avance l’idée que tout le monde, quand on communique, a priori, veut être aimé et aimer en retour, même si des fois, la situation tourne au vinaigre. Il y a des gens dans notre entourage, des gens que l’on côtoie moins régulièrement puis les inconnus, qui changent le coure de notre journée, il faut s’y faire.


Dans ce paradigme, il n’y a pas de solution miracle. Autant que vous êtes libre de vos propres actions, autant que les autres sont libres de leurs actions. Il faut l’accepter. La première règle à respecter est : Ma liberté s’arrête là ou celle des autres commence. Si seulement tout le monde le faisait. Si seulement, tout le monde se respectait. Il est important de réfléchir à soi-même, car si vous ne contrôlez pas totalement votre vie, vous avez le pouvoir et l’énergie de le faire. Des fois, cela nécessite un très grand changement et le changement fait peur. Mais prendre le contrôle de sa propre vie est la seule chose que l’on peut faire pour montrer du respect envers sa propre existence. Comment prendre le contrôle de sa vie alors? Et c’est justement là que certaines personnes perdent le contrôlent et s’enlève l’ « existence » qui jadis était si précieuse, car ils sont si accaparés à ressentir le négatif, ils ont peur alors que la peur est le premier sentiment à éliminer.


On prend le contrôle en se regardant de l’extérieur. En se demandant, qu’est que je n’aime pas de ma vie : Mon travaille, tel ou tel personne, je ne me sens pas assez valorisé, aimé, etc? Sortez un peu de votre corps et faites la liste des belles choses et des moins belles choses dans la vie de la personne que vous voyez. Car vous avez le pouvoir de supprimer ces mauvaises choses. Vous êtes un être créatif! Vous pouvez soit écarter complètement un problème de votre vie, ou tenter de le comprendre, avec sagesse et compassion. Car le problème que vous avez en face de vous est une partie de vous-même qui est à guérir, tout simplement. C’est votre perception et la peur qui vous aveugle et non l’arrivé du problème en soi. C’est à ce moment que vous pouvez dire : Oui ou Non et que vous remarquez que plus il y la joie autour de vous, et plus le bonheur grandit à l’intérieur de votre personne, car, paradoxalement, on prend le contrôle en lâchant prise.


Bref,


La capacité de se relever prouve la force d’un individu. Le vrai cadeau est la sagesse qui s’en découle et qui nous possède pour toujours. Alors que quand on part du haut de cette chaîne primale de valeur, que l’on pousse notre énergie sur le simple fait d’exister, sur le bonheur et la joie et, par la suite, sur les personnes que l’on aime, on se rend compte que cette énergie est positive. Quand elle est négative, elle remonte tranquillement la chaîne; elle commence par les personnes et les choses qui nous entoure, nous sert le cœur au niveau du bonheur : si désiré et nous asphyxie directement dans notre ultime complexe d’exister.

Alors si je réponds à la question : Pourquoi vivre? Car malgré que nous sommes tous à un stade différent de l’évolution humaine, nous pouvons vivre pour apprendre à prendre le contrôle et éloigner le malheur, pour contempler, pour profiter, pour aimer et pour ne faire qu’un, tous ensemble.

Mick-

 
 
 

Comments


bottom of page