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Je condamne la culpabilité

  • Mick-
  • Nov 9, 2019
  • 6 min read

Même si l’état s’éloigne de plus en plus de certaines valeurs religieuses qui jadis ont été l’essence même du fondement de notre culture, de nos mœurs et même de notre psychologie, nous pouvons voir l’impact que l’aliénation de certains enseignements a eu sur le développement de l’humanité. Alors que l’église ait condamné des vices si minimes comme la gourmandise, ne pas leur donné l’argent qu’elle devrait recevoir hebdomadairement, ou encore le sexe avant le mariage, ils ont cultivé à travers les siècles ce qui est pour moi les trois démons de ce monde : La culpabilité, la peur et la haine. L’état fait bien de se distancier des croyances religieuses, car c’est principalement par leur proximité que la religion a été au service du contrôle des êtres humains pour assurer la prospérité de l’un et l’autre, menés par ces trois généraux qui empêchent l’humanité de se développer à son plein potentiel. La solution est alors simple et compliquée à la fois; il faut seulement refuser ces sentiments destructeurs et les repousser au nom de l’amour. Regardons ensemble la culpabilité.


La culpabilité est le fondement même d’une attitude de stagnation chez l’être humain. Alors que la religion amorce notre parcours vers le salut en nous expliquant que nous sommes des pêcheurs imparfaits qui ne méritent pratiquement pas la grâce de Dieu et qu’il faut corriger à tout moment notre lumière pour peut-être mériter la compassion de ce vieil ami barbu, elle l’amplifie d’avantage en obligeant l’homme à se sentir coupable de chacun de ces gestes qui est contraire aux saintes écritures. Permettez-moi l’analogie où un athlète se fait dire par son entraîneur qu’il ne mérite pas la médaille d’or, et qu’il doit se sentir coupable à chaque instant, à chaque déviation de son parcours vers la réussite. Est-ce que cet athlète peut atteindre le même potentiel que celui qui croit que la médaille est déjà sienne et qui la mérite, seulement en étant fier de son travail, de ses actions? Contrôler par la négative est malsain en soi. Il y a tellement de beaux principes à travers la religion , que celui de se faire juger par ce qui manque au lieu de pousser à faire le bien est contradictoire en soi, car l’idée renferme et arrête l’humanité. C’est en ce sens que nous sommes éduqués à toujours croire que nous ne sommes pas divins alors qu’en réalité, nous le sommes.


Tu es divins, car tu es né divin. Tu es divin, car une partie de ce Dieu omniscient, omniprésent et omnipotent est à l’intérieur de toi et si tu y regardes tu peux le sentir. Faire des erreurs est une partie intégrale de notre cheminement, car c’est la meilleure façon d’apprendre. Donc, ce n’est pas parce que tu fais des erreurs que tu n’es pas divine. Au contraire, tu fais des erreurs, car le cheminement que tu poursuis est divin en soi et il est là pour te rappeler que la divinité est aussi en toi. C’est elle qui te dit premièrement que tu t’es écarté du véritable chemin, non pour que tu te sentes mal, mais pour te remémorer que tu es déjà encore mieux, au fond, si tu te reprends, car tu possèdes déjà la lumière qu’il te faut. C’est pourquoi, entres autres, avant même le christianisme, Jésus est arrivé avec l’idée que tu étais déjà sauvée, déjà pardonnée. Car l’essence divine se trouve déjà à l’intérieur de soi. Si tu fais une erreur, que tu reconnais la leçon à apprendre vers une réunification avec cette divinité, tu te dois de te pardonner, et d’être pardonné, car tu as compris. Quand je parle de mon expérience d’alcool au volant, je dis souvent à la blague : oui j’ai été con, mais la beauté de la chose, maintenant, est que je ne le suis plus. Et si j’ai même présenté un danger pour moi, mais aussi pour les autres, jamais je n’ai été une mauvaise personne, car malgré mes erreurs, je suis divins, tout comme toi. Il est temps de le reconnaître.


Il est tout de même important de reconnaître et d’assumer ses erreurs, car il est important d’apprendre. Pour l’assumer, on peut trouver une raison pour la justifier, mais cette justification ne doit pas en être une excuse. Par exemple, il s’est passé toutes sortes de choses, le soir où j’ai pris le volant en état d’ébriété, qui m’ont poussé à le prendre et, pourtant, même si je peux les nommer, n’empêche que j’ai pris la décision de le faire et je dois maintenant en subir les conséquences. C’est pourquoi, si nous cherchons le pardon auprès de nos pères, il est primordial de se pardonner soi-même d’abord, et la première vraie étape est d’assumer, tout simplement. Car je le répète une fois de plus, ce n’est pas parce qu’on fait une erreur, que nous sommes une mauvaise personne. En fait, notre éducation, nos souffrances, nos maladies, nos peurs, nos habitudes, nos troubles, nous font faire des erreurs à tous les jours, mais au fond, chacun de nous sommes tous divins, même les pires criminels. Ils ne sont seulement qu’un peu plus loin dans leur cheminement de se remettre en contact avec cette divinité. Donc, dans cette optique, tout est pardonnable. Car un beau jour, ils avoueront qu’ils ont fait des erreurs, ils voudront être meilleurs et ils comprendront mieux leur cheminement. Et c’est de cette façon que l’on entreprend la vraie et seule quête souveraine de l’humanité. Celle qui nous amène vers le paradis ou le Nirvana. Celle qui nous amène à être bien avec soi-même et avec les autres. Il ne suffit que de reconnaître que personne n’est parfait, que rien n’a à voir avec les possessions ou le succès professionnel, mais seulement avec les choix que l’on fait en tant qu’humain, imparfaits mais divins.


Le but de l’exercice est alors simple et compliqué à la fois. Comme à la mauvaise énergie, comme contre un démon, il faut le chasser. Il faut se dire : non! Comment y arriver? Je crois que la première étape à faire est de polariser le sentiment de culpabilité en croyant fermement qu’il n’y a aucune bonne raison de le ressentir. On peut être déçu de nous-même, mais comme nous sommes tous sur un parcours divins et que le passé n’est là que pour nous apprendre à être meilleur, il est complètement inutile de s’en vouloir ou de croire qu’on ne mérite pas quelque chose par une de nos erreurs, car le sentiment nous bloque, nous enferme et nous arrête. Le passé est déjà en arrière, et la beauté de la chose est que le futur n’existe pas encore. Tout ce qui nous reste est le présent, et si notre façon de penser est adéquate après notre erreur, si nos actions en découlent, l’erreur n’est plus, et le sentiment de culpabilité devient alors inutile, car j’ai été con, et je ne le suis plus. Peut-être que mes actions ont fait du mal et que la douleur est présente, peut-être ai-je menti, trompé, manipulé. Mais de simples excuses et un changement de votre côté est déjà la preuve en soi que la culpabilité est inutile. Car si le passé a pour but de nous apprendre et que le présent est fait pour construire le futur. Le futur devient alors le présent qui retourne au passé et la roue de la vie continue dans un processus d’apprentissage pratiquement infini, jusqu’à temps que l’évolution frappe, car l’évolution est la seule quête souveraine de l’homme et elle se fait sur trois niveaux : Le corps, la tête et l’esprit.


N’oublie jamais que ne pas se considérer assez bien est aussi arrogant que de se considérer trop bien. Car tu es divin, tu l’étais avant de naître et tu le seras après ta mort. Tu mérites ce que tu désires, d’autant plus, tu mérites ce que la vie t’offres, ce que les gens te donnent. Il n’y a aucune raison de penser qu’on ne le mérite pas. Si la vie ne t’offres pas ce que tu veux, c’est peut-être parce que tu crois que tu ne le mérites pas. Si tu veux le mériter, crois-le. Car le karma n’est pas un bourreau, il n’est que la force qui te guide sur ce parcours divin, pour t’aider à te rappeler que tu l’es au fond de toi. Une fois que tu reconnais le karma, tu reconnais cette divinité, tu reconnais que la vie peut t’offrir des cadeaux et tu es maintenant sur un parcours conscient vers ta propre divinité et c’est à ce moment qu’une transformation peut se produire. Es-tu prêt?


La réponse est oui, car tu es divin, tu ne dois que t’en rappeler.


Tu n’es plus coupable.


Mick-




 
 
 

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